Suite à la lecture de texte par Basque (2004)
et Papi (2016),
nous avons été invités à définir les compétences essentielles de l’enseignant
dans un contexte de formation à distance (et plus spécifiquement, en ligne). Avec
tout le respect que je dois à mes compagnons de classe, je ne crois pas que nous
ayons vraiment créé un document susceptible de devenir une ressource
incontournable pour les générations futures (ou même présentes), sans être non
plus passé complètement à côté. Disons tout de suite que les textes de Papi et
Basque n’étaient pas à mon avis le meilleur point de départ. Pas parce qu’ils
ne sont pas bons (le texte de Basque est remarquablement d’actualité pour un
texte publié il y a plus de 12 ans), mais parce qu’ils s’inscrivent dans la réalité
de l’enseignement universitaire tel que vécu à la TELUQ, un contexte qui est
étranger à la plupart d’entre nous (et ne sera probablement jamais le nôtre).
Le tout est somme toute peu révélateur au-delà du fait que les compétences
nécessaires à l’enseignement à distance sont distribuées dans une équipe, et
non plus l’attribut de l’artisan pédagogique solitaire (voir à ce sujet mon billet précédent).
Ce que je retiens le plus de notre effort « wikiesque » est
que les compétences essentielles pour la formation à distance ne sont pas
différentes de celle de tout autre type de formation. Les modalités peuvent
changer, certaines habiletés doivent être développées, mais la base est la
même.
Mais quelles sont ces compétences ? À mon avis la ressource
la plus utile et éclairante à ce sujet est le Profil de compétences de l’enseignant universitaire
développé par Nancy Brassard (2016).
Je me limiterai ici à dire qu’on y trouve l’esprit de toutes les compétences
que nous avons identifiées (et oui, Alex, on y trouve même « la collaboration »
et « l’écoute » !). En fin, je vous suggère d’y jeter un coup d’œil. Il serait
vraiment intéressant de revoir ce profil à travers la lentille de la formation
à distance. Je ne crois pas que des changements majeurs seraient nécessaires.
Maintenant, la question qui tue (suggérée par notre « maître
de cérémonie » pour ce billet) : comment développer ces compétences ? La
réponse spontanée qui me vient à l’esprit : du temps et des efforts ! Pour
faire moins simple, le développement de ces compétences est à la base une
question d’attitude, et l’attitude en question est la réflexivité, une capacité
à jeter un regard critique sur ses propres pratiques, dans une perspective
d’amélioration. Ce qui m’a mis la puce à l’oreille est une autre ressource très
intéressante, l’outil de conception de cours hybride de l’Université
d’Ottawa, un outil qui pourrait s’avérer fort utile pour quiconque
conçoit un cours, qu’il soit hybride ou non. La conception d’un cours y est présentée
comme une série d’étapes qui débute et finit avec une action en apparence
simple « analyser ses pratiques ». Je dis en apparence, parce que c’est sans
doute une des activités les plus difficiles à faire... Une première étape
serait peut-être de faire de compléter l’outil
d’auto-évaluation et de diagnostic professionnel.
Basque,
J. 2004. «En quoi les TIC changent-elles les pratiques d’ingénierie pédagogique
du professeur d’université?». Revue
internationale des technologies en
pédagogie universitaire, vol.
1, no 3.
Brassard,
Nancy (2016). Profil de compétences de l'enseignants de niveau universitaire.
Montréal, ENAP En ligne. <http://pedagogie.uquebec.ca/portail/repertoire/profil-de-competences-de-lenseignant-de-niveau-universitaire>.
Papi,
Cathia. 2016. «De l'évolution du métier d'enseignant à distance». STICEF,
vol. 23.
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